Je me sens étourdie. Ça fait plusieurs jours que je cours partout. Ma cuisine est pire que sur la photo, le lavage n’est pas fait et je suis certaine qu’il y a un restant de chocolatine en dessous du divan (confirmation, c’était bien un morceau de chocolatine….ouache).

Malgré le froid, la fatigue et le manque de temps, je n’arrête pas. Je ne veux pas. J’essaie de donner le meilleur de moi-même à mes enfants et mon conjoint, mais aussi de faire de mon mieux dans mes études (et oui, je suis retourné à l’université!), mais aussi dans toutes les autres sphères de ma vie.

Je me sens étirée, comme un élastique sur le point de briser. Parfois je pleure dans ma douche, je veux tellement! Que les enfants aient des bons lunchs, que les soupers soient santé (même si les enfants ne veulent pas les manger), que la maison n’ait pas l’air d’avoir été victime d’un mini ouragan et aussi essayer de rentrer encore dans mes vêtements (je pense que j’achète la mauvaise marque de détergent, mes vêtements rétrécissent… oups non c’est moi qui engraisse!)

Mais dès que je vois mes garçons jouer ensemble, quand j’ai droit à un sourire quand le souper arrive sur la table, quand ils prennent une pause de courir autour de la table pour me faire une attaque de calins, je sais que ça vaut la peine. Ça vaut les maux de dos que j’ai à apporter mon plus jeune en haut des escaliers pour aller faire dodo, car il veut encore coller sa maman. Ça vaut la peine quand je me laisse tomber dans mon divan et que mon plus vieux se rapproche de moi pour que je lui joue dans les cheveux en regardant YouTube (toujours les mêmes maudits vidéos!!!)

Ma vie est peut-être intense, mais c’est la mienne et je l’aime. J’aime parler avec les autres mamans et savoir que je suis normale et que de mettre des pattes d’ours dans les lunchs c’est correct, que mon fils ne va pas EXPLOSER si je ne lui mets pas un yogourt végé bio élevé avec des vaches qui jouent du de la harpe dans sa boîte à lunch. Ça me remonte le moral de voir les vidéos des enfants qui pètent des crises en plein Maxi pas parce que j’en rit, mais parce que je comprends les parents, que j’ai le goût de les prendre dans mes bras et murmurer à l’oreille :  » je viens de gagner le million, on s’en vas-tu à Cancún ? »

Bref tout ça pour dire qu’on est tous dans le même bateau, que ce que l’on voit sur Facebook ou Instagram des familles parfaites avec les recettes de 3 fois par jour sur la table… ne sont pas super réaliste. Si j’ai le choix entre une maison passée au Monsieur Net ou des enfants sales, mais qui rient à l’éclat, je pense qu’on fait tous le même choix non? 😉